C‑DRONE
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GUIDE C-DRONE · 3 SEPTEMBRE 2026

Drone en Tarn-et-Garonne (82) : vergers, confluences, Golfech et canal de Garonne

Le Tarn-et-Garonne tient dans une image : trois rivières qui se rejoignent au milieu des vergers. C'est vrai, et c'est très insuffisant. Derrière la carte postale se cache un département qui produit plus de pommes et de kiwis que n'importe quel autre en France, qui irrigue plus de 40 000 hectares, qui vit sous un plan de prévention du risque inondation calé sur une crue de 1930 dont personne n'a oublié le niveau, qui accueille une centrale nucléaire ceinturée d'une zone aérienne interdite en permanence, et qui a vu pousser au croisement de deux autoroutes l'une des plus grandes zones logistiques du Sud-Ouest. Pour un télépilote professionnel, cela fait quatre familles de missions très différentes et une seule règle commune : on ne décolle pas ici sans avoir regardé la carte aéronautique et la carte du risque. Ce guide départemental détaille ce que le drone apporte réellement à ces filières depuis Montauban, les contraintes aériennes propres au 82, et la façon dont se construisent les prix. Il complète notre guide régional Occitanie, consacré à l'aérospatiale toulousaine, au vignoble languedocien et à la montagne pyrénéenne — trois sujets qui ne sont pas ceux du Tarn-et-Garonne.

Publié le 3 septembre 2026, relu le 3 septembre 2026 — réglementation en vigueur en septembre 2026.

Un département de confluences, d'axes et de vergers

Le Tarn-et-Garonne couvre 3 718 km² pour 195 communes et 265 817 habitants en 2023, soit une densité de 71,5 habitants au kilomètre carré qui le place au 80ᵉ rang national. Trois communes seulement dépassent les 10 000 habitants : Montauban, préfecture avec 62 945 habitants, Castelsarrasin (14 343) et Moissac (13 419). L'arrondissement de Montauban concentre à lui seul 70 % de la population départementale. Autrement dit : une ville-centre qui tire tout, et un territoire rural dense en exploitations mais pauvre en gros donneurs d'ordre isolés.

La géographie commande le travail aérien. Le département est organisé par des confluences : le Tescou rejoint le Tarn à Montauban, l'Aveyron rejoint le Tarn en aval, et le Tarn se jette dans la Garonne à Saint-Nicolas-de-la-Grave, où le barrage au fil de l'eau de Malause a créé au début des années 1970 un vaste plan d'eau devenu réserve ornithologique : l'île aux Oiseaux y est classée Natura 2000 au titre de la directive Oiseaux, avec 160 à 200 espèces en halte migratoire chaque année. Cette dernière donnée n'est pas anecdotique pour un télépilote : en zone de protection spéciale, la période et l'altitude de vol se discutent avec le gestionnaire, et une mission de printemps sur ce secteur n'a pas le même coût de préparation qu'un vol en plaine.

Au sud, deux autoroutes se croisent : l'A20, axe Paris-Toulouse, et l'A62, axe Bordeaux-Sète. C'est là qu'a été aménagée à partir de 2010 la ZAC Grand Sud Logistique, sur les communes de Campsas, Labastide-Saint-Pierre et Montbartier : 450 hectares à une dizaine de minutes au sud de Montauban, gérés depuis le 1ᵉʳ janvier 2017 par la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne, où se sont implantés Les Mousquetaires (90 000 m²), Easydis (95 000 m²), Action (45 000 m²) ou Décathlon (37 000 m² via Argan). Plus près de la ville, le parc d'activités d'Albasud, en bordure de l'A20, aligne de l'ordre de 220 hectares et 300 entreprises ; une plateforme logistique y a été bâtie par GT Logistics pour la Biscuiterie Poult, dont la première pierre a été posée en juillet 2016.

Pour un exploitant d'entrepôt, ces surfaces se traduisent en dizaines de milliers de mètres carrés de bacs acier, d'étanchéité et de panneaux photovoltaïques qu'aucune ronde au sol ne permet de contrôler sérieusement : c'est exactement le terrain de l'inspection de toitures de bâtiments logistiques et commerciaux par drone. Les villes de référence les plus proches couvertes par ce site sont Toulouse à une cinquantaine de kilomètres au sud, Agen à l'ouest le long de la Garonne, et Albi à l'est : un opérateur qui travaille dans le 82 intervient presque toujours sur ce triangle.

Espace aérien : la zone interdite de Golfech et l'aérodrome de Montauban

Le Tarn-et-Garonne n'a pas d'aéroport commercial, mais il concentre deux contraintes que l'on ne rencontre pas partout, et la première est la plus dure du département.

À l'ouest, sur la Garonne, la centrale nucléaire de Golfech exploite deux réacteurs à eau pressurisée de palier P'4 de 1 310 MWe chacun, mis en service commercial en février 1991 et mars 1994, sous deux tours aéroréfrigérantes de 178,5 mètres — les plus hautes d'Europe — visibles à des dizaines de kilomètres. Le site emploie de l'ordre de 1 020 personnes, dont environ 770 salariés EDF et 250 prestataires permanents, et se trouve à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Montauban. Au-dessus, un arrêté du 13 septembre 2012 a créé la zone interdite LF-P 3 « Golfech », active vingt-quatre heures sur vingt-quatre : un arc de cercle de 5 kilomètres de rayon, s'étendant de la surface à 3 500 pieds (1 050 mètres) par rapport au niveau moyen de la mer. C'est une interdiction, pas une restriction : elle ne se contourne ni par la hauteur, ni par un accord commercial avec le site. Elle englobe des communes riveraines entières, y compris des vergers et des parcelles agricoles ; un arboriculteur situé à trois kilomètres de la centrale ne peut donc pas faire cartographier son verger sans passer par la procédure d'autorisation prévue. C'est le premier point à vérifier sur toute demande venant du secteur de Valence-d'Agen, Golfech, Saint-Loup ou Dunes — et le sujet que traite en détail notre guide sur le drone et la centrale nucléaire.

À l'est, l'aérodrome de Montauban (Morin-Védrines), code OACI LFDB, se situe à seulement 2 kilomètres au nord-est de la ville. C'est un terrain non contrôlé, en auto-information, avec une piste bitumée 13/31 de 980 × 20 mètres, géré par l'Aéro-Club Montalbanais depuis 1931. Sa particularité : il abrite cinq Pilatus PC-6 du 9ᵉ régiment de soutien aéromobile et un détachement du 3ᵉ régiment du matériel, en plus d'une activité civile de parachutisme, d'hélicoptères et d'ULM. Trafic militaire léger, largages de parachutistes et voltige à basse hauteur composent un environnement où l'improvisation n'a pas sa place : une mission dans le nord-est de Montauban se cale par contact préalable avec le terrain, selon la logique décrite dans notre guide sur la mission drone à proximité d'un aérodrome.

S'y ajoute, pour tout vol en zone peuplée, la déclaration préalable au préfet demandée par les services de l'État en Tarn-et-Garonne, à déposer entre un mois et cinq jours ouvrables avant le vol. Les restrictions temporaires publiées par NOTAM — manifestations, exercices, opérations de secours en crue — se revérifient la veille.

Le premier verger de France : pommes, kiwis, prunes et chasselas

C'est la singularité agricole du département et elle est rarement mesurée à sa juste échelle : le Tarn-et-Garonne est le premier département français producteur de pommes de table et de kiwis, et le deuxième pour la prune. Environ 6 000 hectares de vergers de pommiers y sont plantés, pour une récolte de l'ordre de 200 000 tonnes selon les campagnes. S'y ajoute le chasselas de Moissac, premier fruit français reconnu en appellation d'origine contrôlée dès 1971, passé en AOP en 1996, produit sur 76 communes du Tarn-et-Garonne et du Lot. Une exploitation type ici, ce n'est pas une plaine céréalière : c'est une mosaïque de parcelles de quelques hectares, plantées en rangs serrés, souvent couvertes de filets paragrêle, et presque toutes irriguées.

L'eau, justement, est le second pilier. La chambre d'agriculture recense 41 546 hectares irrigués, soit environ 20 % des surfaces agricoles du département, 1 900 irrigants, 27 structures collectives d'irrigation, 1 950 lacs et sept rivières réalimentées sur 6 400 km de cours d'eau. Pour la pomme, le taux d'irrigation atteint 97 % dans le département. Un verger de Tarn-et-Garonne est donc aussi un réseau hydraulique : bornes, goutte-à-goutte, retenues collinaires, canaux de desserte.

Le drone y sert quatre usages qui produisent des chiffres, pas des images. Le comptage et l'état sanitaire des arbres d'abord : une étude de Jorge Torres-Sánchez, Francisca López-Granados et leurs collègues, publiée en 2015 dans PLoS ONE, a montré qu'une reconstruction 3D par drone permet de calculer surface de couronne, hauteur et volume de canopée arbre par arbre avec une précision atteignant 97 % sur la quantification des surfaces, en remplaçant des relevés de terrain très coûteux en temps (voir l'étude sur Google Scholar). C'est exactement ce que documente notre guide sur le drone en verger. L'estimation de rendement avant récolte ensuite, pour caler la main-d'œuvre saisonnière et les engagements commerciaux, traitée dans notre guide sur l'estimation de rendement d'un verger par drone. La cartographie du risque de gel, décisive sur les fonds de vallée du Tarn et de l'Aveyron où l'air froid stagne : notre guide sur le gel de printemps en vigne et verger explique comment le vol thermique aide à placer bougies et tours antigel. Et le suivi du stress hydrique parcelle par parcelle en pleine restriction estivale, sujet de notre guide sur le stress hydrique des cultures par drone. L'ensemble s'inscrit dans la logique de notre page agriculture de précision par drone.

Une précision de terrain : les filets paragrêle, très présents ici, dégradent la lecture multispectrale et compliquent le comptage. Ils imposent soit un vol avant déploiement, soit un passage sous filet en conditions particulières, soit un renoncement assumé. Un prestataire qui promet une carte de vigueur au-dessus d'un verger entièrement bâché n'a pas vu le verger.

Inondation : une crue de 1930 qui gouverne encore l'aménagement

Aucun document d'urbanisme du secteur ne s'écrit sans elle. En décembre 1930, la conjonction de pluies exceptionnelles et de la fonte des neiges a fait sortir simultanément l'Agout, l'Aveyron, le Tescou, le Tarn et la Garonne : à Montauban, l'eau a dépassé 11 mètres à l'échelle du Pont Vieux, plus de mille maisons se sont effondrées dans les quartiers de Villebourbon, Sapiac et Gasseras, et le département a compté environ 200 morts. Cette crue reste l'événement de référence du plan de prévention des risques d'inondation établi en 1999 : c'est elle qui trace, aujourd'hui encore, les zones inondables opposables aux permis de construire.

Le risque n'est pas historique, il est budgété. Le PAPI d'intention Montauban-Moissac, labellisé le 10 septembre 2020 par la commission inondation du bassin Adour-Garonne, couvre 22 communes et quatre intercommunalités compétentes en GEMAPI, de Montauban à Moissac le long du Tarn, de l'Aveyron et de la Garonne. Ses chiffres disent tout de l'enjeu économique : 20 000 habitants et 18 000 emplois en zone inondable, et trente arrêtés de catastrophe naturelle pour inondation et coulées de boue en trente ans, avec des épisodes récents en 2018 sur l'Aveyron et en 2021 sur le Tarn.

Pour une collectivité, un syndicat de rivière, un assureur ou une entreprise implantée en zone inondable, le drone intervient à trois moments. Avant : le relevé photogrammétrique d'un quartier bas, d'un remblai, d'une digue ou d'un ouvrage de franchissement fournit un modèle numérique de terrain daté qui sert de référence — et il coûte infiniment moins cher réalisé à froid qu'improvisé dans l'urgence. Pendant et juste après : la cartographie de l'emprise inondée. Une étude de Quanlong Feng, Jiantao Liu et Jianhua Gong publiée en 2015 dans la revue Water a montré qu'une classification par forêts aléatoires appliquée à des images de drone permettait d'extraire l'emprise d'une inondation urbaine avec une exactitude globale de 87,3 % (voir l'étude sur Google Scholar) : à l'échelle d'un quartier de Villebourbon ou d'une zone d'activités de Moissac, c'est la différence entre une estimation et une preuve. Après : la constitution du dossier d'indemnisation, sujet de notre guide sur l'expertise inondation et dégâts des eaux par drone, et l'évaluation des pertes sur les vergers et les cultures noyés, traitée dans notre guide sur l'expertise de dégâts agricoles par drone.

Deux réserves d'usage. En crue, l'espace aérien est souvent occupé par les hélicoptères de la sécurité civile et des restrictions temporaires sont publiées : on ne fait pas voler un drone au-dessus d'une zone en cours d'évacuation sans coordination avec le poste de commandement. Et le drone ne se substitue pas au géomètre-expert pour établir une cote opposable : il documente l'étendue et l'aspect, pas le niveau légal de référence.

Canal de Garonne, écluses et pont-canal du Cacor : des ouvrages d'art à relever

Le canal latéral à la Garonne, ouvert entre Toulouse et Bordeaux entre 1838 et 1856, traverse le département d'est en ouest et forme avec le canal du Midi la liaison des Deux Mers entre l'Atlantique et la Méditerranée. Ce n'est pas seulement une véloroute : c'est un chapelet d'ouvrages d'art en maçonnerie — écluses, maisons éclusières, aqueducs, ponts-canaux — gérés par Voies navigables de France, dont l'entretien relève d'une logique patrimoniale autant qu'hydraulique.

Le plus remarquable se trouve à Moissac. Le pont-canal du Cacor fait franchir le Tarn au canal sur 356 mètres de long et 8,35 mètres de large, par treize arches de 20 mètres et deux arches de 5 mètres, en brique de Toulouse et pierre du Quercy, sur des plans de l'ingénieur François Terrié. C'est le troisième plus long pont-canal de France, après ceux de Briare et d'Agen. Pour un gestionnaire d'ouvrage, ce type de structure cumule tout ce qui rend l'inspection difficile : parements immergés en pied, arches inaccessibles depuis la berge, joints de maçonnerie à examiner de près, et impossibilité d'interrompre longtemps la navigation ou le halage.

Le drone y apporte un relevé complet en une journée là où une nacelle sur barge en demanderait plusieurs. La méthode est celle de la photogrammétrie : prises de vue nadir et obliques, modèle 3D texturé, orthophotos de parement à quelques millimètres par pixel, sur lesquelles un ingénieur ouvrages d'art annote fissures, épaufrures, végétation parasite et désordres de joints. Notre guide sur l'inspection d'écluse et de canal par drone détaille le protocole côté VNF, du créneau de navigation à la restitution.

Deuxième usage, moins visible mais très demandé dans un département où l'irrigation est vitale : la recherche de fuites sur les canaux et les réseaux de desserte. Une caméra thermique embarquée révèle les anomalies d'humidité en berge et en radier avant qu'elles ne deviennent une brèche — c'est l'objet de notre guide sur la détection de fuites sur canaux et réseaux d'irrigation par drone thermique. Sur un réseau collectif alimentant plusieurs centaines d'hectares de vergers, une fuite non détectée pèse à la fois sur le volume autorisé et sur la facture d'énergie de pompage.

Brique, bastide et UNESCO : le bâti ancien de Montauban et Moissac

Montauban est une bastide fondée en octobre 1144 par Alphonse Jourdain, comte de Toulouse — l'une des toutes premières du Sud-Ouest. Son cœur, la place Nationale, présente une double rangée de couverts : ruinée par les incendies de 1614 et 1649, elle a été entièrement reconstruite en brique, matériau choisi précisément parce qu'il ne brûle pas, avec un alignement de façades scandées de pilastres monumentaux ; sa restauration s'est achevée en 2009. À quelques centaines de mètres, le Pont Vieux, construit entre 1304 et 1335, entièrement en brique, franchit le Tarn sur sept arches ogivales ; il est classé monument historique depuis 1911. Le musée Ingres Bourdelle, installé dans l'ancien palais épiscopal, a rouvert en 2019 après une rénovation de 13,1 millions d'euros.

À trente kilomètres à l'ouest, Moissac joue dans une autre catégorie encore : l'abbaye Saint-Pierre est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 2 décembre 1998, au titre du bien en série « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » qui rassemble 71 monuments et 7 sections de sentier. Son cloître de 1100 compte 76 chapiteaux, dont 46 historiés, et le tympan du portail sud, sculpté dans la première moitié du XIIᵉ siècle, mesure environ 6,5 sur 4,5 mètres.

Ce bâti pose un problème technique commun : la brique de terre cuite, très présente en façade comme en couverture de charpente, vieillit par desquamation, par attaque des joints et par infiltration en tête de mur — des désordres qui se lisent mal depuis la rue et très bien depuis quinze mètres. Pour un maître d'ouvrage public préparant un ravalement ou une réfection de couverture, un relevé drone livre une orthophoto de façade et un modèle 3D annotables, sur lesquels le maître d'œuvre chiffre au mètre carré réel plutôt qu'au forfait. Une étude de Bryan Pantoja-Rosero, Radhakrishna Achanta et Katrin Beyer publiée en 2023 dans Automation in Construction montre comment coupler reconstruction photogrammétrique et segmentation par apprentissage profond pour produire des « jumeaux numériques augmentés des désordres » directement exploitables en inspection de bâtiment (voir l'étude sur Google Scholar).

Deux guides couvrent ces missions : le diagnostic de façade par drone avant ravalement pour le bâti courant et les copropriétés, et l'inspection de couverture de monument historique par drone pour les édifices protégés. Sur ces derniers, la règle est constante : l'accord du propriétaire ou de l'affectataire et la coordination avec la conservation régionale des monuments historiques précèdent le vol, et le survol de l'espace public en centre-ville de Montauban ou de Moissac suppose en plus l'arrêté municipal encadrant la zone d'exclusion au sol. Aucun de ces monuments ne se survole en improvisant un dimanche matin.

Méthode, cadre de vol et prix

Une mission en Tarn-et-Garonne suit toujours le même déroulé : analyse de zone à l'adresse exacte — position par rapport à la zone interdite LF-P 3 de Golfech, distance à l'aérodrome de Montauban (LFDB), zone peuplée, zone Natura 2000 de la confluence, restrictions temporaires publiées par NOTAM —, choix du cadre réglementaire : la majorité des vols agricoles, logistiques et fluviaux en secteur rural relèvent de la catégorie ouverte, tandis qu'un vol au-dessus de l'espace public en centre-ville de Montauban ou de Moissac, ou à proximité de tiers, relève d'un cadre renforcé. Puis préparation avec les tiers concernés : déclaration préalable au préfet pour la zone peuplée (entre un mois et cinq jours ouvrables avant), contact avec l'aérodrome, accord de VNF sur le domaine fluvial, autorisation écrite de l'arboriculteur, plan de prévention et badge sur une plateforme logistique, accord du gestionnaire pour un monument. Et enfin vol, traitement et livraison. Les informations réglementaires de cette page reflètent la réglementation en vigueur en septembre 2026 ; les restrictions temporaires se revérifient la veille du vol.

Ordres de grandeur constatés en Tarn-et-Garonne en 2026 (HT) :

PrestationOrdre de grandeur (HT)
Demi-journée de vol (photo/vidéo corporate, inspection ponctuelle, relevé simple)400 à 800 € ; journée complète : 700 à 1 400 €
Cartographie multispectrale de verger (vigueur, comptage d'arbres, volumes de canopée)10 à 25 €/ha selon la surface, forfait minimum d'intervention 300 à 500 €
Estimation de rendement avant récolte sur verger de pommiers ou kiwis500 à 1 500 € selon la surface et le nombre de passages
Cartographie thermique du risque de gel (fonds de vallée du Tarn et de l'Aveyron)700 à 1 600 € par exploitation, vol de nuit ou de fin de nuit
Inspection de toiture de bâtiment logistique (Grand Sud Logistique, Albasud)900 à 2 000 € jusqu'à 2 hectares, puis 400 à 700 € par hectare supplémentaire ; option thermographie : +600 à 1 200 €
Suivi mensuel de chantier (orthophoto datée et comparatif d'avancement)350 à 900 € par passage, dégressif sur un engagement annuel
Relevé photogrammétrique d'ouvrage d'art (écluse, pont-canal, pont en brique)900 à 2 500 € selon la longueur et la complexité de l'ouvrage
Diagnostic de façade avant ravalement sur bâti en brique600 à 1 800 € selon le nombre de façades et le livrable (orthophoto seule ou modèle 3D)
Cartographie d'emprise inondée et dossier d'assurance après crue500 à 1 200 € pour un site ou un quartier, selon l'urgence et la surface
Film corporate (industrie, agroalimentaire, coopérative fruitière)1 200 à 4 000 € selon le montage et la durée
Préparation administrative (déclaration préfectorale, protocole aérodrome, accord VNF ou monument)80 à 200 € pour une déclaration simple, 300 à 800 € pour un montage complexe

Ces montants sont des ordres de grandeur constatés, jamais des tarifs fermes : la surface, l'accessibilité, le livrable attendu et le nombre de passages les font varier du simple au double.

Trois limites à garder en tête, propres au 82. La zone interdite LF-P 3 de Golfech ne se contourne pas : sur un rayon de cinq kilomètres et jusqu'à 1 050 mètres, aucun prestataire sérieux ne vous proposera un vol sans autorisation préalable, et une offre qui l'ignore vous expose autant que lui. Le drone ne remplace ni le géomètre-expert pour une cote de crue opposable, ni l'ingénieur ouvrages d'art pour le diagnostic structurel d'un pont-canal : il fournit la donnée, il ne signe pas l'expertise. Et sur les vergers, les filets paragrêle et la fenêtre phénologique commandent le calendrier bien plus que la disponibilité du télépilote : une campagne de comptage ou de floraison se réserve des semaines à l'avance. Pour un projet en Tarn-et-Garonne, demandez un devis en précisant l'adresse exacte du site, sa nature (verger, entrepôt, ouvrage fluvial, bâti ancien, zone inondable) et le livrable attendu.

Questions fréquentes

Jusqu'où s'étend l'interdiction de survol autour de la centrale nucléaire de Golfech ?

Elle est précisément définie, et beaucoup plus large que ce que l'on imagine. Un arrêté du 13 septembre 2012, entré en vigueur le 18 octobre 2012, a créé au-dessus du site une zone interdite active vingt-quatre heures sur vingt-quatre, identifiée LF-P 3 « Golfech ». Son emprise horizontale est un arc de cercle de 5 kilomètres de rayon centré sur le site, et son emprise verticale va de la surface à 3 500 pieds, soit 1 050 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer. Autrement dit : aucune hauteur de vol ne permet d'y échapper, et la limite ne se négocie pas avec l'exploitant du site. Y pénétrer suppose une autorisation obtenue par la voie prévue par l'arrêté, demandée bien en amont. Notre guide sur le drone et la centrale nucléaire détaille le régime et les sanctions applicables.

Faut-il une déclaration en préfecture pour un vol drone à Montauban ?

Pour un vol en zone peuplée, oui. Les services de l'État en Tarn-et-Garonne demandent une déclaration préalable adressée au préfet, à déposer au minimum cinq jours ouvrables et au maximum un mois avant la date du vol, par courriel à l'adresse dédiée du bureau compétent. Cette déclaration ne remplace ni l'analyse de l'espace aérien — l'aérodrome de Montauban est à deux kilomètres du centre-ville —, ni l'accord du gestionnaire du site survolé, ni, le cas échéant, l'arrêté municipal encadrant l'occupation du domaine public pour la zone d'exclusion au sol. La préfecture rappelle par ailleurs le régime particulier de l'arrêté du 12 octobre 2018 sur les zones interdites à la prise de vue aérienne. En pratique, un délai de dix à quinze jours ouvrés entre la commande et le vol est le minimum raisonnable pour une mission en centre-ville.

Peut-on inspecter par drone un ouvrage du canal de Garonne, comme le pont-canal du Cacor ?

Oui, mais jamais en vol libre. Le canal latéral à la Garonne, ses écluses, ses ponts-canaux et ses maisons éclusières relèvent du domaine public fluvial géré par Voies navigables de France : toute intervention technique au-dessus ou à proximité immédiate d'un ouvrage suppose l'accord du gestionnaire, une coordination avec l'exploitation — la navigation ne s'arrête pas pour un drone — et, sur un ouvrage protégé au titre des monuments historiques, l'avis du service compétent. À Moissac, le pont-canal du Cacor cumule les difficultés : 356 mètres de maçonnerie de brique et de pierre au-dessus du Tarn, un chemin de halage fréquenté par les cyclistes, et une rivière en dessous. Le relevé se prépare donc comme un chantier, avec balisage au sol et créneau convenu, et non comme une sortie photo.

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