GUIDE C-DRONE · 4 AOÛT 2026
Examen théorique de télépilote (CATS) : programme, inscription, préparation, prix
Pour voler en catégorie ouverte, les certificats s'obtiennent en ligne ou en centre selon le niveau (formation A1/A3, brevet A2). Mais dès qu'un télépilote vise les scénarios standard européens — STS-01 et STS-02, indispensables pour travailler en zone peuplée ou hors vue — la marche est plus haute : un examen théorique surveillé en centre DGAC, le CATS (certificat d'aptitude théorique de télépilote), complété par une formation pratique attestée. C'est l'équivalent drone de l'écrit du permis : sélectif si l'on s'y présente sans préparation, très accessible avec une préparation sérieuse. Voici le programme, la mécanique d'inscription et la place de cet examen dans un parcours professionnel.
Publié le 4 août 2026, relu le 5 août 2026 — réglementation en vigueur en août 2026.
À qui sert le CATS — et à qui il ne sert pas
Beaucoup de télépilotes professionnels n'ont pas besoin du CATS : la photo, la vidéo, l'inspection ou le relevé en zone dégagée se pratiquent en catégorie ouverte, avec la formation A1/A3 et le brevet A2. Le CATS devient nécessaire quand l'activité exige la catégorie spécifique en scénario standard : vols en agglomération au plus près des tiers (STS-01), vols hors vue avec observateurs (STS-02) — le quotidien de l'inspection urbaine, du suivi de chantier en ville ou des linéaires étendus.
Le trio gagnant du télépilote professionnel complet en 2026 : enregistrement exploitant sur AlphaTango, certificats de catégorie ouverte, puis CATS + formation pratique STS auprès d'une entité reconnue. C'est ce parcours que décrit notre guide devenir télépilote professionnel.
Le programme : de l'aéronautique, pas seulement du drone
L'examen est un QCM sur ordinateur, passé dans un centre d'examen DGAC, qui balaie un programme de culture aéronautique appliquée au drone : réglementation aérienne (catégories, espaces, zones interdites et réglementées), performance humaine (vigilance, fatigue, gestion du stress), météorologie (vent, turbulence, phénomènes locaux), navigation et lecture de carte, connaissance de l'aéronef (liaisons radio, batteries, modes de panne) et procédures opérationnelles (préparation de mission, gestion des urgences). Le niveau n'est pas celui d'un pilote d'avion, mais les questions supposent d'avoir réellement travaillé le cours, pas seulement volé.
Cette exigence théorique n'est pas gratuite : l'analyse des accidents et incidents de drones civils menée par Graham Wild, John Murray et Glenn Baxter, publiée en 2016 dans la revue Aerospace, montre qu'une part importante des événements met en cause des facteurs opérationnels et humains — précisément les chapitres du programme — plutôt que la seule défaillance technique (voir l'étude sur Google Scholar).
S'inscrire, se préparer, réussir
L'inscription se fait en ligne sur le portail d'examens de la DGAC (système OCEANE) : création de compte, choix du centre et de la session, règlement d'une redevance de quelques dizaines d'euros fixée par arrêté. Les sessions existent dans les principales métropoles ; les délais de convocation varient de quelques jours à quelques semaines selon le centre. Le résultat est communiqué rapidement, et en cas d'échec l'examen peut être repassé.
Côté préparation, trois voies : l'autoformation sur les manuels du commerce et les annales (2 à 6 semaines de travail régulier pour un débutant), les plateformes de préparation en ligne avec examens blancs, et les organismes de formation qui packagent théorie et pratique STS — cette dernière étant de toute façon requise pour exploiter le certificat. Les recruteurs et donneurs d'ordre regardent l'ensemble du dossier : notre guide sur le salaire des télépilotes montre que les profils STS complets accèdent aux missions les mieux rémunérées (inspection urbaine, linéaires, industrie).
Et pour les entreprises qui font former un salarié
Pour une entreprise qui internalise le drone, le CATS d'un salarié représente un investissement modeste en argent (redevance d'examen, éventuel stage de préparation de quelques centaines à environ deux mille euros selon le format, souvent finançable comme formation professionnelle) mais réel en temps : plusieurs semaines entre préparation, examen et formation pratique. Notre guide internaliser ou sous-traiter aide à décider si ce parcours se justifie face au recours à un prestataire déjà qualifié STS.
Les personnes qui découvrent le métier trouveront le panorama complet — statuts, matériel, clientèle — dans devenir télépilote pro ; et pour situer les organismes près de chez vous, notre offre formation télépilote couvre les principales villes françaises. Besoin d'un télépilote déjà qualifié pour une mission en scénario standard ? Demandez un devis en décrivant la zone et l'opération visée.
Passer à la pratique
- Formation télépilote par drone : tarifs et villes couvertes dès 350 €
- Formation télépilote par drone à Calais Hauts-de-France
- Formation télépilote par drone à Chambéry Auvergne-Rhône-Alpes
- Formation télépilote par drone à Cholet Pays de la Loire