C‑DRONE

ÉDITION SÉCURITÉ & COLLECTIVITÉS · À JOUR SEPTEMBRE 2026

Drone, sécurité et collectivités : surveiller et servir sans déraper

Savoir qui a le droit de filmer quoi, monter une mission de surveillance ou un marché public conforme, et protéger la vie privée des personnes filmées

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Paiement sécurisé Stripe · facture PDF · accès immédiat en ligne, imprimable en PDF · 9 chapitres, environ 4200 mots

Pour qui

  • Entreprises de sécurité privée et de télésurveillance qui veulent ajouter le drone à leur offre
  • Directeurs de site, responsables sûreté et services généraux qui commandent des rondes aériennes
  • Communes, intercommunalités et syndicats : services techniques, voirie, urbanisme, environnement, risques
  • Télépilotes professionnels qui répondent à des demandes de surveillance ou à des marchés publics

Ce que ce guide ne fait pas : Il ne remplace pas l'avis d'un avocat ni la consultation du CNAPS, de la CNIL ou de la préfecture sur un dossier précis · Il ne traite pas des drones des forces de l'ordre de l'État, sinon pour dire où s'arrête le privé · Il ne reprend pas le socle réglementaire commun (catégories, formation, enregistrement), traité dans le guide général 2026

Sommaire du guide complet

  1. Qui a le droit de faire quoi : la carte des acteurs (extrait gratuit ci-dessous)
  2. Sécurité privée : CNAPS, périmètre et ce qui reste interdit
  3. Monter une offre de ronde ou de levée de doute conforme
  4. Vie privée, RGPD et droit du travail : le dossier à constituer
  5. Collectivités : les usages qui passent et ceux qui ne passent pas
  6. La collectivité donneur d'ordre : marché, CCTP et clauses types
  7. Vols de nuit, zones urbaines et événements : le calendrier des démarches
  8. Cas concrets
  9. Checklists à imprimer

Inclus : 33 points de contrôle à cocher et 5 tableaux de décision ou de référence.

Introduction

Ce guide s'adresse à ceux qui veulent utiliser un drone pour protéger un site ou servir un territoire : entreprises de sécurité privée, directions de sites industriels et logistiques, communes et intercommunalités, et les télépilotes qui travaillent pour eux. Dans ces deux métiers, le risque principal n'est pas aéronautique : il est juridique. Un vol parfaitement en règle au regard de la DGAC peut rester illégal parce qu'il filme la rue, un salarié ou le jardin d'un administré.

Il se lit dans l'ordre la première fois : le chapitre 1 pose la carte des acteurs (qui a le droit de faire quoi), les chapitres 2 à 4 traitent la sécurité privée, les chapitres 5 et 6 les collectivités, le chapitre 7 le calendrier des démarches, puis viennent les cas concrets et les checklists à imprimer. Le socle commun (catégories ouverte et spécifique, formation, enregistrement AlphaTango, déclaration en zone peuplée) est traité dans le guide général 2026 : nous n'y revenons que lorsqu'il a une conséquence propre à ces métiers.

Ce guide est à jour au 30 septembre 2026. C-DRONE n'est ni la DGAC, ni le CNAPS, ni la CNIL, ni un organisme officiel : seuls les textes publiés (Légifrance, Journal officiel de l'Union européenne) et les décisions des autorités font foi. Lorsqu'un point dépend d'une appréciation au cas par cas, nous le disons et nous indiquons à qui poser la question.

Qui a le droit de faire quoi : la carte des acteurs

La confusion la plus fréquente consiste à croire que le drone donne à son utilisateur les pouvoirs de la personne qui le commande. C'est l'inverse : le drone n'ajoute aucun droit. Une entreprise ne peut pas filmer plus loin avec un drone qu'elle ne pourrait regarder avec une caméra fixe, et une commune n'obtient pas par la voie des airs ce que la loi ne lui donne pas au sol.

Le tableau à garder sous la main

ActeurCe qu'il peut faire avec un droneCe qu'il ne peut pas faire
Entreprise, pour son propre siteFaire survoler son emprise pour la protéger, inspecter, documenterFilmer la voie publique, les voisins, surveiller l'activité de ses salariés
Société de sécurité privée, pour un clientRondes et levées de doute sur le site gardé, sous autorisation CNAPSPatrouiller la rue, suivre une personne, surveiller les abords au-delà du strict nécessaire
Prestataire drone « technique »Inspection, cartographie, thermographie, relevés pour une entreprise ou une collectivitéVendre de la « surveillance » sans relever du cadre de la sécurité privée
Commune, services techniquesCartographie, inspection de patrimoine, suivi de travaux, gestion de criseContrôler une parcelle privée ciblée, identifier des personnes, verbaliser par drone
Police municipaleRien à ce jour pour ses missions de police (voir encadré)Tout usage de surveillance ou de verbalisation par drone
Police nationale, gendarmerie, douane, sécurité civileCaptation d'images dans le cadre des articles L242-1 et suivants du code de la sécurité intérieureHors de ce cadre : autorisation préfectorale, durée limitée, information du public

Les cinq questions qui classent une mission

Avant de chiffrer ou de commander une mission, répondez par oui ou par non :

  1. Le but est-il de protéger des biens (intrusion, vol, dégradation) plutôt que de mesurer ou d'inspecter ? Si oui, la mission relève de la surveillance, donc du cadre de la sécurité privée lorsqu'elle est réalisée pour un tiers.
  2. Des personnes seront-elles identifiables sur les images (visages, plaques, silhouettes, tenues) ? Si oui, le RGPD s'applique dès la captation.
  3. Le champ des caméras sort-il de l'emprise du client (rue, parcelles voisines, espace public) ? Si oui, il faut réduire le champ ou renoncer : ce n'est pas une affaire de formulaire.
  4. Le vol a-t-il lieu de nuit, en agglomération ou au-dessus d'un rassemblement ? Si oui, des démarches préalables s'imposent, avec des délais (chapitre 7).
  5. Le donneur d'ordre est-il une personne publique ? Si oui, code de la commande publique et, souvent, responsabilité de traitement des données côté collectivité.

Trois « oui » ou plus : la mission se prépare sur plusieurs semaines, avec un dossier écrit. C'est la norme dans ces métiers, pas une exception.

Les deux erreurs qui coûtent le plus cher

La première : présenter une mission de surveillance comme une « prise de vue » pour éviter le cadre de la sécurité privée. Le CNAPS regarde ce que fait l'entreprise, pas l'intitulé du devis. La seconde : croire qu'une autorisation aéronautique vaut autorisation de filmer. La déclaration en préfecture, l'enregistrement AlphaTango ou une autorisation DGAC portent sur la sécurité du vol, jamais sur le droit de capter des images de personnes. Ce sont deux dossiers distincts, et le second est souvent le plus exigeant.

Questions fréquentes

Comment reçoit-on le guide ?

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Une facture est-elle fournie ?

Oui : la facture est générée par Stripe et envoyée par email. Vous pouvez saisir le nom et le numéro de TVA de votre entreprise au moment du paiement.

Le guide est-il mis à jour ?

Oui. La page du guide est tenue à jour quand la réglementation change ; votre accès reste valable et vous lisez toujours la dernière version.

Ce guide remplace-t-il les textes officiels ou une formation ?

Non. C-DRONE n'est ni la DGAC ni un organisme de formation : le guide explique et organise les démarches, avec les liens vers les sources officielles, qui seules font foi.

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